Mais quels investissements en 2021 ? Quels investissements se prêtent à notre temps déstabilisé ? Le sol sur lequel nous conseillons au début de 2021 est très spécial. Nous proposons dans ces quelques lignes d’expliquer nos choix qui vont sûrement évoluer au fil du temps…
Il existe mille façons de placer son argent, et chaque année apporte son lot d’incertitudes et de promesses. 2021 n’échappe pas à la règle : crise sanitaire, économie sous tension, marchés secoués. Pourtant, il reste des pistes solides pour qui veut sécuriser son épargne sans se contenter du statu quo. Les conseils qui suivent sont pensés pour s’adapter à chaque profil, chaque besoin. Pour ceux qui souhaitent approfondir, un échange téléphonique gratuit est possible : aucune question n’est de trop.
Il faut le reconnaître, le début d’année a tout d’un terrain mouvant. L’économie tourne au ralenti, la vie d’avant semble lointaine, et l’incertitude domine. Pourtant, même en temps de crise, il existe des opportunités à saisir. C’est ce que nous allons examiner ici, loin des recettes toutes faites.
Pour rendre les choses plus lisibles, l’immobilier et les produits financiers sont abordés séparément. Chacun a son fonctionnement et ses logiques propres.
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Investissements en 2021 : solutions financières
Les marchés financiers
En 2020, ceux qui ont investi juste après la chute brutale des marchés ont vu leurs placements remonter à une vitesse rarement vue. Mais la donne a changé : 2021 démarre avec des indices déjà élevés, et l’euphorie du rebond risque de ne pas se répéter aussi facilement.
À quoi s’attendre cette année ?
Les recommandations qui suivent concernent surtout les nouveaux placements. Les arbitrages ou ventes sont complexes dans ce contexte inédit. Beaucoup d’interrogations subsistent : combien de temps la crise sanitaire va-t-elle durer ? Comment les gouvernements vont-ils agir ? Quelles seront les réactions des épargnants ? En janvier, les incertitudes sont toujours là.
Un exemple concret : le CAC 40 affichait un peu moins de 6000 points début janvier 2020, pour finir l’année autour de 5600 après une chute vertigineuse à 3754 points en mars.
Comme évoqué dans nos articles, la résilience des marchés tient aussi à la nature de la crise : une pandémie a une fin, même si personne ne connaît aujourd’hui la date de sortie. Cette inconnue pèse sur la durée du « tunnel ».
Comment répartir ses placements en 2021 ?
Les marchés restent hauts. Les bonnes nouvelles autour des vaccins ont redonné confiance, mais l’avenir proche reste imprévisible. Prudence donc, et vigilance sur les valorisations.
Dans ce contexte, nous avons choisi de privilégier la sélection d’actions et de fonds thématiques plutôt que de s’en tenir à une approche macroéconomique. Le private equity et certaines thématiques sectorielles gardent tout leur intérêt.
Se concentrer sur des secteurs porteurs, investir avec discernement, et multiplier les points d’entrée : c’est la clé.
La France propose plusieurs solutions fiscales pour accompagner ces stratégies : assurance-vie, contrat de capitalisation, PEA et PEA-PME, contrat luxembourgeois ou TNO permettent d’optimiser la fiscalité de vos placements.
Voici les principales enveloppes financières à considérer :
- OPCVM : les fonds thématiques sont aujourd’hui en première ligne.
- Produits structurés : prudence, tous ne se valent pas. Il faut examiner les sous-jacents, privilégier les secteurs délaissés mais susceptibles de rebondir après la crise.
OPCVM ou actions en direct : que choisir ?
Investir dans des actions sélectionnées ou des fonds thématiques reste pertinent.
Pour chaque placement, le prix d’achat et le potentiel de revalorisation sont déterminants. Les OPCVM permettent de mutualiser les risques, mais il reste primordial d’analyser la stratégie du fonds, ses leviers financiers, et les outils utilisés.
Pour approfondir, n’hésitez pas à consulter nos ressources : comment choisir ses OPCVM ?
Les placements les moins risqués en 2021 :
Fonds en euros nouvelle génération
Pour garantir son capital, les fonds en euros restent une valeur sûre, même si leurs rendements s’érodent. Les versions les plus récentes offrent souvent de meilleurs résultats, sous réserve de respecter les quotas imposés par les assureurs (de 25 à 60 % du capital alloué).
Certes, les taux ne font pas rêver, mais pour une partie sécurisée du patrimoine, ils restent supérieurs aux livrets réglementés.
Petit rappel sur le fonds en euros
Le principe est simple : un capital protégé, une liquidité maîtrisée. Les fonds en euros classiques sont essentiellement adossés à des obligations d’État, d’où des rendements en baisse. Les fonds nouvelle génération, eux, investissent dans des actifs financiers ou immobiliers plus diversifiés, avec un potentiel de performance accru, mais la garantie de capital reste.
Ces fonds servent de socle à l’investissement et peuvent être associés à des unités de compte (SCPI, SCI, autres OPCVM, fonds structurés). La « pierre-papier » peut alors s’avérer judicieuse selon les actifs détenus.
Les fonds Eurocroissance existent également. Leur garantie de capital n’intervient qu’au bout de huit ans, mais ils offrent une alternative intéressante pour dynamiser une part de son épargne.
Pour en savoir plus : les fonds Eurocroissance
Investir dans le non-coté en 2021 : le capital-investissement
Soutenir les PME
Le private equity ne se résume pas à une approche standardisée. Les offres varient, et chaque acteur a ses spécificités. Pour aller plus loin, contactez-nous pour une étude personnalisée.
Ces actifs impliquent une immobilisation du capital sur plusieurs années (au moins cinq). Il faut investir uniquement ce que l’on est prêt à perdre, sans mettre en péril sa sérénité financière.
Le marché en mutation
Dans cette période d’incertitude, des opportunités existent. Pourtant, les entreprises les plus fragiles, souvent jeunes, restent vulnérables. Diversifier dans ce segment ne garantit pas la sécurité. Ce qui prime, c’est la capacité à traverser la tempête et à générer de l’activité même en contexte difficile.
L’idée : cibler des entreprises ou secteurs alignés avec les tendances de fond (big data, biotech, robotique…), et s’entourer de spécialistes. Reste à espérer que les PME bénéficient d’un minimum de stabilité financière.
Parmi les solutions disponibles : Clubdeal, FPCI, fonds professionnels ou SPF. Ces véhicules collectifs permettent d’accéder à des opérations généralement inaccessibles seul, notamment dans l’immobilier urbain en rénovation. Les biens sont acquis à prix décotés, remis aux normes écologiques, puis loués. La revente finale, après valorisation, profite à tous les investisseurs.
Grâce à la mutualisation, on accède à des actifs premium habituellement réservés à de plus gros acteurs.
Le crowdfunding immobilier : une piste à suivre ?
Ce système permet de financer des projets de promotion immobilière via des plateformes spécialisées. Sur ce terrain, la sécurité dépend du sérieux des opérations et du choix des partenaires.
Pourquoi s’y intéresser ?
Le crowdfunding regroupe les capitaux de particuliers ou d’entreprises pour permettre à des promoteurs de monter leurs projets. L’avantage : un actif concret, facilement identifiable.
Il existe deux grandes formes de crowdfunding :
- Le capital-investissement
- L’immobilier
La première comporte plus de risques, mais peut être lucrative. Pour la seconde, la sécurité de la pierre rassure bon nombre d’investisseurs, surtout dans une conjoncture troublée.
Dans un contexte de récession, la prudence reste de mise. L’analyse du risque doit être poussée, et les placements hasardeux sont à proscrire.
SCPI (Société Civile de Placement Immobilier)
SCPI : un choix sélectif
La crise du Covid-19 a profondément remodelé ce marché. Il faut désormais faire preuve de discernement : toutes les SCPI ne se valent pas. Certains gestionnaires ont stoppé la collecte pour limiter les risques. Il faudra suivre les prochains résultats trimestriels pour jauger la résilience du secteur. Pour notre part, nous privilégions les SCPI récentes et, bien sûr, celles dont les secteurs n’ont pas été trop touchés par la crise sanitaire.
Les secteurs à éviter, malheureusement, sont l’hôtellerie touristique et les commerces non essentiels. Les biens situés dans des zones où les prix ont chuté sont également à surveiller.
Les spécificités réglementaires des SCPI en font un véhicule d’investissement transparent et simple à comprendre. Pour aller plus loin, consultez nos analyses ou sollicitez-nous pour un conseil adapté à votre situation.
Nous ciblons aussi les SCPI dont la valeur de part est décotée par rapport à la valeur de reconstitution et qui présentent un potentiel de revalorisation.
Investir en nue-propriété de SCPI : pourquoi considérer cette option ?
Les revenus fonciers supportent une pression fiscale très forte. Avec la transparence fiscale propre aux SCPI, le rendement net s’en trouve réduit. Investir en nue-propriété permet d’éviter cette taxation durant la période de démembrement. Acquérir la nue-propriété d’une SCPI, c’est accéder à un actif à prix décoté.
Pendant la durée fixée, votre capital est bloqué. À l’issue, vous récupérez la pleine propriété et commencez à percevoir les revenus. Ce mécanisme permet d’optimiser la transmission et la fiscalité.
Secteurs à surveiller
La crise actuelle met certaines entreprises locataires en difficulté. Si elle s’éternise, cela pourrait peser sur les loyers versés aux SCPI. Les secteurs les plus exposés : tourisme, commerce non alimentaire, activités jugées « non essentielles ».
Le démembrement, et en particulier la nue-propriété, permet d’atténuer la volatilité et de lisser le risque de baisse de valeur, surtout si la crise se prolonge.
La performance ne doit jamais être le seul critère. La capacité des locataires à régler leur loyer et la solidité de leur activité sont à examiner de près. Plus la crise dure, plus l’impact sur les SCPI risque d’être marqué, selon les mesures de soutien mises en place ou non par l’État.
Exemple :
Si vous investissez 20 000 € en nue-propriété de SCPI sur 7 ans, pour 75 % de la valeur totale, vous récupérez, au terme, 26 666 € lors du rétablissement de la pleine propriété. Soit un gain de 6 666 €, sans imposition ni prélèvements supplémentaires durant la période de démembrement.
Une fois la pleine propriété récupérée, libre à vous de revendre vos parts (en supportant alors des frais d’acquisition), ou de continuer à percevoir les revenus, imposés comme revenus du capital.
Pour d’autres exemples, reportez-vous à notre article détaillé.
À surveiller pour la nue-propriété de SCPI :
La clé de répartition, la valeur de reconstitution, la qualité de la gestion (rotation, gestion locative, taux d’occupation). Ne pas se fier aux seules performances affichées. Il est capital d’analyser le potentiel de revalorisation et la solidité à long terme. La vétusté du parc immobilier peut également peser sur la rentabilité.
SIIC (Sociétés immobilières cotées)
Les SIIC peuvent constituer un véritable outil de diversification en 2021. Certains acteurs ont vu leur valorisation s’effondrer en 2020, mais l’immobilier reste une composante forte : miser sur un rebond après la crise n’est pas absurde.
Les foncières cotées ont souffert, mais un retour à meilleure fortune n’est pas à exclure. Ce type de support mérite un suivi attentif.
Pour aller plus loin : SIIC : fonctionnement et analyse.
Or physique ou « papier »
En période d’incertitude, avec un dollar faible, l’or retrouve des couleurs. Les perspectives restent favorables. L’or physique est parfois privilégié, surtout lorsque la prime augmente, mais le placer via l’assurance-vie a aussi du sens.
L’inflation reste une inconnue pour cette année : il sera important de suivre son évolution de près.
En savoir plus : comment investir dans l’or
Cryptomonnaies : diversification ou valeur refuge ?
À l’image de l’or, les cryptomonnaies sont désormais considérées par certains comme un outil de diversification, voire comme une valeur refuge. Leur potentiel est indéniable, mais la prudence reste de mise. Les questions non résolues abondent, mais ignorer ce segment pourrait s’avérer regrettable si leur usage venait à se généraliser. Puisque les livrets A grossissent, pourquoi ne pas consacrer une petite part à cette classe d’actifs émergente ?
Un dossier complet sur les cryptomonnaies est en préparation. Abonnez-vous à la newsletter pour le recevoir dès sa publication.
L’immobilier en 2021
Un patrimoine équilibré passe par la diversification, et l’immobilier conserve sa place de choix. Là où les prix étaient élevés, ils ont parfois baissé, mais le marché reste actif.
Au début de 2021, une bonne nouvelle : les conditions de financement sont favorables, la validation des dossiers facilitée. C’est le moment d’envisager une opération immobilière avec un effet de levier attractif. Les taux d’intérêt bas jouent toujours en faveur des emprunteurs, et certains prêts permettent de différer les remboursements jusqu’à 12 mois.
Des prix qui évoluent selon les villes
Le marché poursuit sa logique : tout dépend du type de bien et de la localisation.
Les maisons ont vu leur cote grimper. Les villes à taille humaine se démarquent, la crise ayant modifié les attentes : le télétravail, la peur d’être confiné longtemps dans un appartement, ont changé les priorités. Reste à voir si cette tendance s’installera durablement ou s’atténuera avec la levée des restrictions.
Des opportunités existent sur le neuf, notamment avec la réduction des frais de commercialisation. Le dispositif PINEL peut s’avérer intéressant, à condition de bien étudier le prix d’achat.
Les variations de prix dépendront de la durée de la pandémie et de l’impact des mesures de soutien sur l’économie réelle, une fois les aides publiques retirées.
Acheter pour créer une colocation
La colocation reste une stratégie gagnante, mêlant acquisition, rénovation et location à plusieurs. Rentabilité attractive, risque locatif dilué, ce mode d’investissement a le vent en poupe.
L’avantage : un rendement solide et un risque de vacance locative réduit grâce à la multiplicité des locataires.
On note toutefois que dans certaines régions, l’écart entre l’évolution des prix immobiliers et celle des salaires rend l’accès à la propriété plus difficile. La colocation séduit aussi pour la flexibilité et l’expérience qu’elle offre.
Dans les grandes villes, la tendance s’est installée. La crise sanitaire n’a pas inversé cette dynamique.
Dispositifs DENORMANDIE et PINEL : à manier avec discernement
Ces deux dispositifs fiscaux peuvent présenter un intérêt, à condition de ne pas surpayer son acquisition. L’achat immobilier doit toujours se faire au juste prix, sous peine de voir la rentabilité s’effriter sur la durée. Les rendements sont généralement modestes, il faut donc compter sur une revalorisation progressive de la pierre.
Une acquisition PINEL surévaluée ou mal située peut générer un très faible taux de rendement interne.
La pierre comme valeur refuge
Si le marché stagne, mieux vaut éviter de miser sur la seule carotte fiscale, même si l’absence de travaux à prévoir dans le neuf est séduisante. Le dispositif PINEL verra son avantage fiscal diminuer dans les prochaines années. C’est donc le moment ou jamais de s’y intéresser.
Plus d’informations sur PINEL ou DENORMANDIE dans nos dossiers dédiés.
Investir dans la rénovation locative : stratégie patrimoniale cohérente
Acheter un bien ancien, le rénover et le louer meublé reste une piste solide. Les avantages fiscaux sont souvent plus marquants, tout comme la possibilité de capitaliser en allégeant la fiscalité sur les loyers et sur l’ensemble des revenus.
Certains investisseurs préfèrent gérer eux-mêmes, mais il existe aussi des sociétés spécialisées, capables d’assurer l’achat, la rénovation et la mise en location du bien. Pour toute question, contactez-nous : nous vous aiguillerons vers des solutions sur-mesure.
Bilan : quelles pistes retenir en 2021 ?
La crise sanitaire, bien que d’origine extérieure à l’économie, a eu des répercussions profondes. Plus la période d’attente se prolonge, plus ses conséquences se font sentir.
Espérons que l’après-crise soit l’occasion d’une réflexion porteuse de changements, y compris dans notre façon d’aborder l’épargne et la gestion des risques. Les solutions existent, pourvu qu’on prenne le temps de les étudier sans céder à la panique.
Voilà l’époque où chacun doit choisir son cap. L’immobilier, comme les placements financiers, gardent leur place dans une stratégie équilibrée.
Vous souhaitez consulter le texte de cadrage sur la crise ? C’est par ici.
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