Avec un salaire affiché à 1 800 euros brut par mois, le montant net qui arrive sur votre compte bancaire varie selon le type de contrat. Un CDI classique et une mission d’intérim ne génèrent pas les mêmes cotisations, ni les mêmes compléments de rémunération. À ce niveau de salaire, proche du SMIC depuis novembre 2024, chaque ligne du bulletin de paie compte.
1 800 euros brut : un salaire au niveau du SMIC en 2024
Depuis le 1er novembre 2024, le SMIC brut mensuel pour 35 heures s’établit à environ 1 801,80 euros. Un salaire de 1 800 euros brut se situe donc au minimum légal pour un temps plein.
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Ce détail change la donne pour la suite de la lecture. Que vous soyez en CDI ou en intérim, la base de départ est la même. La différence se joue sur ce qui s’ajoute (ou non) à ce montant, et sur les cotisations prélevées.

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Cotisations sociales en CDI et en intérim : le calcul brut en net
En CDI comme en intérim, les cotisations salariales représentent globalement la même proportion du salaire brut. Pour un salarié non cadre, le taux de cotisations tourne autour de 22 à 23 % du brut.
Appliqué à 1 800 euros brut, cela donne un salaire net avant impôt situé aux alentours de 1 400 euros. Le montant exact dépend de la mutuelle, de la convention collective et du prélèvement à la source.
Pourquoi le net est quasi identique sur les deux contrats
L’agence d’intérim est votre employeur légal. Elle applique les mêmes taux de cotisations sociales qu’une entreprise classique. Votre bulletin de paie mentionne les mêmes lignes : assurance maladie, retraite, chômage, CSG, CRDS.
La confusion vient souvent du fait que le bulletin d’un intérimaire affiche des lignes supplémentaires (indemnités). Mais ces lignes augmentent le brut total, elles ne modifient pas le taux de prélèvement appliqué au salaire de base.
IFM et ICCP : les deux primes qui changent le revenu réel en intérim
Voici le point décisif. En intérim, deux indemnités s’ajoutent au salaire de base et n’existent pas en CDI.
- L’indemnité de fin de mission (IFM) représente 10 % du salaire brut total perçu pendant la mission. Elle compense la précarité du contrat temporaire.
- L’indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) correspond aussi à 10 % du brut total (IFM incluse). Elle remplace les congés payés que vous ne prendrez pas.
- Ces deux indemnités sont soumises aux cotisations sociales comme le reste du salaire. Elles gonflent le brut, mais une partie est prélevée avant d’arriver sur votre compte.
Exemple concret sur une base de 1 800 euros brut
Un salarié en CDI à 1 800 euros brut touche environ 1 400 euros net par mois, sans supplément particulier (hors primes éventuelles liées au poste).
Un intérimaire avec le même salaire de base perçoit, en fin de mission, l’IFM et l’ICCP. Le revenu brut total grimpe d’environ 20 % grâce à ces deux indemnités. Après cotisations, le gain net reste significatif par rapport au CDI, à poste et qualification identiques.
Ce mécanisme est d’autant plus visible sur un salaire à 1 800 euros brut. À ce niveau, les indemnités pèsent proportionnellement plus lourd que sur un salaire nettement au-dessus du SMIC.
CDI ou intérim à 1 800 euros brut : ce que le net ne dit pas
Comparer uniquement le net mensuel entre CDI et intérim donne une image incomplète. Plusieurs éléments jouent en faveur de l’un ou l’autre contrat selon votre situation.
- En CDI, vous cumulez des droits à congés payés (environ cinq semaines par an) sans perte de salaire. En intérim, les congés sont compensés par l’ICCP, mais vous ne bénéficiez pas de jours de repos rémunérés entre deux missions.
- En CDI, l’accès au crédit immobilier ou à un bail locatif est plus simple. Les banques et les bailleurs considèrent le CDI comme une garantie de revenus stables.
- En intérim, les périodes sans mission réduisent le revenu annuel réel, même si le taux horaire ou mensuel brut est identique voire supérieur.
- Le principe d’égalité de traitement impose que l’intérimaire touche au minimum le même salaire de base qu’un salarié en CDI occupant le même poste dans l’entreprise utilisatrice. Les primes liées au poste (panier, risque, froid) doivent aussi être versées.

CDI intérimaire : un statut hybride à connaître
Le CDI intérimaire combine un contrat à durée indéterminée signé avec l’agence de travail temporaire et des missions successives chez différentes entreprises. Entre deux missions, une rémunération minimale garantie est versée.
Ce statut offre une forme de stabilité absente de l’intérim classique. Vous conservez les avantages liés au CDI (accès au crédit, droits sociaux continus) tout en gardant la variété des missions. L’IFM n’est en revanche pas versée en CDI intérimaire, puisque le contrat n’a pas de terme défini.
Pour un salaire de base à 1 800 euros brut, le net mensuel d’un CDI intérimaire se rapproche donc de celui d’un CDI classique, sans le bonus de fin de mission.
Quel contrat choisir avec un salaire à 1 800 euros brut
À ce niveau de rémunération, le choix entre CDI et intérim dépend moins du salaire net mensuel que de votre horizon professionnel. L’intérim rapporte davantage à court terme grâce aux indemnités, mais le CDI sécurise mieux l’accès au logement et au crédit. Sur une année complète travaillée sans interruption, un intérimaire à 1 800 euros brut perçoit un revenu global supérieur à un salarié en CDI au même taux. Dès que les périodes d’inactivité s’accumulent, cet avantage s’efface.

