62 ans, c’est la règle affichée. Mais certains actifs arrivent à tirer leur révérence avant cet âge, grâce à la retraite anticipée. Ce privilège n’est pas donné à tout le monde : il faut prouver une carrière suffisamment longue, avec des trimestres en béton. Ce nombre varie selon l’année de naissance. Voici comment démêler le vrai du flou et préparer sa retraite avec 168 trimestres au compteur.
La retraite à taux plein accessible avec 168 trimestres
Pour décrocher la retraite à taux plein avec 168 trimestres, il ne suffit pas d’attendre que le temps passe. Des vérifications s’imposent.
Vérifier le nombre de trimestres acquis
Pour viser le taux plein avec 168 trimestres, commencez par faire un point précis sur votre parcours. Cela passe par une vérification minutieuse auprès de chaque régime de retraite auquel vous avez cotisé : régime général, complémentaires, régimes spéciaux… aucun ne doit être laissé de côté.
Le plus simple pour obtenir ce bilan, c’est de demander un relevé de carrière à votre caisse de retraite. Sur le site de l’Assurance retraite, tout se fait aussi désormais en ligne, pour ceux qui préfèrent les démarches numériques.
Avoir l’âge légal et les 168 trimestres validés
L’âge légal de départ varie selon l’année de naissance. Si vous êtes né à partir de 1955, il est fixé à 62 ans. Avant cette date, il pouvait être plus bas. Mais dans tous les cas, il faut justifier d’au moins 168 trimestres d’assurance pour envisager un départ anticipé à taux plein.
Ces trimestres doivent être validés dans le régime général, dans un ou plusieurs régimes spéciaux, parfois dans des régimes complémentaires, voire acquis à l’étranger. Les possibilités de validation sont donc multiples et concernent de nombreux profils.
Les conditions pour une retraite anticipée avec 168 trimestres
Demander une retraite anticipée avec 168 trimestres implique de cocher plusieurs cases, sous peine de voir la porte se refermer.
En France, la retraite anticipée permet à certains travailleurs de partir avant l’âge de 62 ans, à condition d’avoir au moins 60 ans et d’avoir accumulé 168 trimestres tous régimes confondus. Ces trimestres doivent correspondre à des périodes réellement travaillées et cotisées.
Mais il existe aussi les fameux trimestres « réputés cotisés », liés à des périodes particulières : indemnisation chômage, congé maternité, congé parental ou autres congés reconnus officiellement. Dans tous les cas, la demande doit intervenir alors que vous n’êtes pas encore trop proche des 62 ans. Il faut également avoir quitté son emploi ou bien réduit son activité professionnelle à 80 % maximum.
Attention, partir plus tôt a un prix : la pension subit une décote. Elle s’élève souvent à 1,25 % par trimestre manquant jusqu’à atteindre l’âge légal. Cette décote est plafonnée à 20 trimestres, et si votre situation remplit toutes les conditions pour la retraite anticipée avec 168 trimestres, la réduction appliquée ne pourra pas dépasser 10 %.
Les impacts financiers d’une retraite avec 168 trimestres
En France, prétendre à une retraite à taux plein suppose d’avoir cotisé pendant une durée qui varie selon la date de naissance. Pour ceux nés à partir de 1955, la barre est fixée à 168 trimestres, soit 42 années de carrière. Moins de trimestres ? La retraite est alors calculée au prorata.
Les conséquences financières d’un départ avec 168 trimestres dépendent de plusieurs paramètres : le montant des cotisations versées, la durée effective de cotisation, les revenus perçus avant la retraite, mais aussi la nature du régime de retraite (général, complémentaire, spécial…). Le montant final de la pension reflète donc tout un parcours professionnel, parfois complexe.
Prendre sa retraite avec 168 trimestres est tout à fait envisageable, à condition de remplir l’ensemble des critères. Ce tour d’horizon permet, en quelques lignes, de s’y retrouver dans les grandes lignes.
Les différentes options pour valider ses 168 trimestres
Pour atteindre les 168 trimestres nécessaires, plusieurs chemins s’offrent à vous. Voici les solutions les plus répandues ou adaptées selon les profils :
- Travailler durant 42 ans : c’est le parcours classique, qui convient à ceux qui ont commencé tôt leur carrière et n’ont connu ni interruption majeure ni changement de cap.
- Racheter des trimestres auprès de l’Assurance Retraite : ce dispositif permet de compléter son relevé, sous réserve d’éligibilité et d’un coût parfois conséquent.
- Bénéficier des dispositifs spécifiques tels que le Dispositif Carrières Longues (DCL), réservé à ceux qui ont débuté avant 20 ans ou exercé un emploi pénible pendant au moins 17 ans.
- Recourir à la Retraite Anticipée Pour Cause De Handicap (RAPH) ou à l’Allocation des Travaux Pénibles (ATP), pour les personnes concernées par une incapacité ou une carrière marquée par la pénibilité.
- Changer de voie professionnelle pour rejoindre un secteur où les régimes spéciaux permettent de valider davantage de trimestres en moins de temps.
L’atteinte des 168 trimestres peut ainsi passer par des parcours variés. L’essentiel reste d’identifier la solution qui correspond à votre situation et d’anticiper au mieux, pour éviter toute mauvaise surprise au moment du départ.
Les stratégies à adopter pour atteindre plus rapidement les 168 trimestres nécessaires
Arriver rapidement à 168 trimestres n’est pas réservé à une poignée d’initiés. Certaines stratégies, bien pensées, peuvent accélérer le processus.
Première piste : augmenter son temps de travail. Allonger ses horaires, accepter des heures supplémentaires, ou s’investir dans des périodes de forte activité, c’est la garantie de valider plus de trimestres sur une même année.
Autre option : cumuler différents emplois. Salariat, entrepreneuriat, missions ponctuelles… En mixant les statuts, il est possible d’engranger des trimestres supplémentaires et de diversifier ses droits.
Chaque profil est unique. Les solutions gagnantes varient selon les parcours, mais allongement du temps de travail ou reconversion professionnelle restent des leviers efficaces pour s’assurer d’atteindre les 168 trimestres sans trop de suspense.
Finalement, la retraite avec 168 trimestres n’est ni un mythe ni un privilège réservé à une élite. C’est un cap qui se prépare, une trajectoire à anticiper, pour éviter de subir la fin de carrière et choisir, en connaissance de cause, le moment du grand saut. Les choix faits aujourd’hui tracent la route de demain : à chacun d’écrire la suite de son histoire.


