Le classement des plus grandes bourses dans le monde

À moins d’un quart d’heure de marche, deux institutions règnent sur la finance mondiale. Au cœur de Wall Street, New York héberge les deux plus grands marchés boursiers de la planète.

Un marché boursier, c’est bien plus qu’une salle de cris et de chiffres : il s’agit d’un lieu où s’échangent actions, obligations et titres via des courtiers spécialisés. Si l’image classique du parquet est ancrée dans l’imaginaire collectif, la réalité actuelle est largement numérique. Les réseaux électroniques, plus rapides et économiques, ont bouleversé les codes. Désormais, des systèmes alternatifs, pools sombres, réseaux de communication électroniques, s’imposent aux côtés des places boursières historiques. Acheteurs et vendeurs, appelés investisseurs en actions, voient leur fortune évoluer au fil des cycles haussiers ou baissiers. Pourquoi tant de confiance envers les grandes places ? Leur transparence reste un argument de poids pour les investisseurs.

Grandes places boursières selon les régions

Les mastodontes nord-américains

Wall Street n’est pas un simple quartier new-yorkais : c’est l’épicentre financier des États-Unis et, par ricochet, de l’économie mondiale. Les deux plus grands marchés mondiaux se côtoient ici. La Bourse de New York, fondée le 17 mai 1792, trône en tête avec une capitalisation vertigineuse de 19 223 milliards d’euros. Elle dépend du groupe Intercontinental Exchange. Impossible d’oublier les secousses historiques qui ont jalonné son histoire : le krach de 1929, le « Black Monday » de 1987, la chute éclair de 1997.

Juste derrière, le NASDAQ, né le 4 février 1971, toujours à New York, pèse 6 831 milliards d’euros. Cette place, détenue par NASDAQ, Inc., a été pionnière dans le passage à la négociation électronique. Le Canada n’est pas en reste : le Groupe TMX, fondé le 1er mai 2008, affiche 1 939 milliards d’euros de capitalisation et possède, entre autres, la Bourse de Montréal et la Bourse Alpha TSX. La création même du Groupe TMX est le fruit d’un rapprochement stratégique rendu possible par le rachat de la Bourse de Montréal par le Groupe TSX.

L’Asie s’impose dans le trading d’actions

Le Japon occupe la quatrième place mondiale avec le Japan Exchange Group, né le 1er janvier 2013 de la fusion des bourses de Tokyo et d’Osaka. Sa capitalisation atteint 4 485 milliards d’euros. Le lancement du JPX en 2013 a marqué un tournant pour la finance nippone.

En cinquième position, la Bourse de Shanghai s’est imposée en Chine. Restaurée le 26 novembre 1990 après plus de quarante ans d’interruption, elle totalise aujourd’hui 3 986 milliards d’euros. Son histoire, chaotique, reflète les soubresauts de la Chine moderne : première place créée en 1891, elle cesse d’exister sous l’occupation japonaise, ferme à la Révolution de 1949, puis renaît en 1990 pour accompagner l’ouverture économique du pays.

L’Europe, carrefour des flux financiers

Le podium européen est occupé par le London Stock Exchange Group, fondé en 1801 et valorisé à 6 187 milliards d’euros. Son développement s’est accéléré grâce à plusieurs acquisitions stratégiques : rachat de Borsa Italiana en 2007, de Millennium Information Technologies en 2009 ou encore d’une société de gestion de l’information de l’Université d’Oxford en 2008, sans oublier sa tentative de fusion avec le Groupe TMX en 2011.

Euronext, dans le peloton de tête, a vu le jour le 22 septembre 2000. Sa capitalisation boursière atteint 3 321 milliards d’euros. Parmi les étapes marquantes : fusion avec le NYSE en 2007, rachat en 2013 par la Bourse Internationale, puis lancement d’Euronext en 2014. Euronext gère notamment la Bourse de Francfort et le système Scoach, cœur financier de l’Allemagne, avec une présence forte à Francfort.

Le poids financier, géopolitique et social des marchés boursiers

Que ce soit dans les économies développées ou en mutation, les bourses jouent un rôle de thermomètre pour la trajectoire nationale. Les grandes places mondiales sont les moteurs de l’économie internationale : elles irriguent les projets d’envergure, nationaux comme internationaux, et dynamisent le développement de nombreux pays émergents. Dans les économies en pleine transformation, les marchés boursiers posent les fondations de la croissance future ; dans les pays industrialisés, ils sont un pilier déjà solidement ancré. La vitalité des marchés financiers se traduit par une amélioration du niveau de vie et un accès accru à l’emploi. Les marchés mûrs financent des projets qui profitent à des millions de personnes, contribuant à la réduction de la pauvreté et à la lutte contre l’analphabétisme.

Qui domine la scène mondiale ?

La Bourse de New York détient le titre de plus grande place boursière de la planète, que ce soit en volume échangé ou en capitalisation : 19 000 milliards d’euros, rien de moins.

Le palmarès des géants boursiers

Voici un aperçu des principales places financières mondiales, avec leur pays et leur capitalisation boursière (données 2015) :

  • New York Stock Exchange, États-Unis : 19 223 milliards d’euros
  • NASDAQ, États-Unis : 6 831 milliards d’euros
  • London Stock Exchange Group, Royaume-Uni : 6 187 milliards d’euros
  • Japan Exchange Group, Japon : 4 485 milliards d’euros
  • Bourse de Shanghai, Chine : 3 986 milliards d’euros
  • Bourse de Hong Kong, Hong Kong (RAS de Chine) : 3 325 milliards d’euros
  • Euronext, Royaume-Uni, Belgique, Portugal, France et Pays-Bas : 3 321 milliards d’euros
  • Bourse de Shenzhen, Chine : 2 285 milliards d’euros
  • Groupe TMX, Canada : 1 939 milliards d’euros
  • Deutsche Börse AG, Allemagne : 1 762 milliards d’euros

Face à ces chiffres, difficile de nier la concentration du pouvoir financier mondial. Mais derrière les montants, ce sont des millions de destins qui se jouent chaque jour, selon la fièvre ou la prudence des marchés. Qui saura tirer son épingle du jeu demain ?